SÉMINAIRES DU SALON TOUT-ART

Les séminaires sont réservés aux membres du Salon Tout-Art.

ANNÉE 2026 - 2027

De 20h à 21h30 : 15 septembre, 20 octobre, 10 novembre, 8 décembre, 19 janvier, 16 février, 16 mars, 20 avril, 25 mai, 22 juin

Le poétique - par Renaud Barbaras

S’il s’agit bien ici de répondre à la question « qu’est-ce que la poésie ? », celle-ci ne sera pas comprise comme genre littéraire mais comme rapport au monde singulier, dont le poème est l’attestation privilégiée mais non exclusive. Ce rapport, je le nomme «poétique » – ce n'est pas tant la poésie qui constitue le poétique que le poétique qui fait être la poésie –, rejoignant ainsi les propos de Jean-Claude Pinson : "un poème n'est pas seulement un objet verbal offert à la jouissance esthétique ou à l'analyse, il est aussi une proposition de monde ‒ une proposition quant à la modalité possible de son habitation. [..]. La 'poéthique' d'un auteur désigne donc la visée du séjour que l'oeuvre constitue comme son horizon ». Cependant, si le philosophe et, en particulier, le phénoménologue, s'intéresse à la poésie, c'est parce que, en retour, il a quelque chose à apprendre d'elle. Or, dans la mesure où il s’interroge sur l’essence de l’apparaître pour mettre au jour, comme sa condition ultime, un fond inapparaissant qu’il nous faudra nommer, force est de conclure que la poésie constitue une voie d’accès privilégiée à ce fond, qu’elle est un mode singulier de présentation de l'imprésentable. Le poétique serait donc l'expérience même de ce qui transcende l'expérience et, par conséquent, le lieu d’un élargissement de l'expérience. C’est cette hypothèse que nous nous proposons de développer en nous penchant sur les œuvres de Merleau-Ponty, Henri Maldiney et Mikel Dufrenne.

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De 20h à 21h30, 23 septembre, 6 octobre, 16 octobre, 18 novembre, prochaines dates à déterminer

Une traversée avec des amis et des admirations par René de Ceccatty

Le séminaire s’organiserait en 12 séances, à l’ordre aléatoire, encore non décidé, en fonction des disponibilités de mes invités et amis.Il y aura peut-être des remplaçants d’intervenants, s’ils refusaient ou étaient indisponibles.Chaque séance abordera un thème de mon travail à travers les années, comme écrivain, traducteur, éditeur, critique et dramaturge.Il y aura d’inévitables recoupements, les thèmes n’étant pas étanches.Il s’agit d’une traversée accompagnée de mes amis et de personnes qui ont abordé, chacun à sa manière, les thèmes qui me tiennent à cœur et que j’ai traités. Cela sera l’occasion de rencontres, de réflexions à deux ou seul, selon les cas. Et d’une réflexion sur la création littéraire, entre pensée, cheminement intérieur etpublication, médiatisation. Solitude et rencontres, langage personnel et langage emprunté, invention et interprétation. J’ai, dans ma vie, lutté contre la tentation de la solitude, et la critique, la traduction, l’édition, le théâter, la musique et le cinéma m’ont permis de sortir de cette solitude, sans empêcher l’introspection. L’amitié a été fondamentale, mais souvent difficile à maintenir.L’ensemble est constitué un peu comme se font certains concerts autour d’un soliste qui choisit autour de lui ses « friends », également solistes, avec qui il a plaisir à jouer. Bien sûr, il se peut que certains invités reviennent, étant concernés par plusieurs de ces thèmes.

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De 20h à 21h30, 17 Septembre, 15 Octobre, 12 Novembre, 17 Décembre, 14 Janvier, 18 Février, 18 Mars, 15 Avril, 13 Mai, 17 Juin

Visio à New York : Esthétique d’après l’avant-garde par Dimitri Ghantous

Il s’agira d’une traversée du désert (1980-2020), d’une disparition dont on a jamais assez glosé (la fin de l’avant-garde), de coup de dés lancés en plein naufrage (l’art, le terrorisme), d’un lieu où rien n’aura eu lieu (New York), d’un crime (le meurtre de la réalité), d’un châtiment (le 11 septembre 2001), et des conséquences de tout cela sur une langue (le français) et sur ce qu’on appelle en bon français — l’esthétique, qui est à la fois ce qui nous arrive (la sensibilité) et ce que nous allons faire (la création).

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Les lundis de 20 à 21h00, 25 janvier, 1er février, 22 février, 8 mars, 22 mars

Spinoza : la politique en liberté par Chantal Jaquet

A l’occasion du 350eme anniversaire de sa mort en 2027, il est paradoxal de constater que Spinoza est régulièrement convoqué pour éclairer le débat politique contemporain, alors que, de son propre aveu, il n’a jamais visé à proposer quoi que ce soit de nouveau ou d’inédit en la matière.

Les concepts de multitude, de commun, d’affect, de complexion ou encore de puissance d’agir sont parfois massivement réinvestis par les philosophes et les penseurs politiques actuels, au point que leur origine et leur ancrage dans l’œuvre de Spinoza sont occultés par des représentations confuses et des phénomènes de modes intellectuelles qui n’ont plus rien à avoir avec leur genèse et leur signification première.

Il est donc nécessaire de revenir sur la conception de la politique chez Spinoza et de remettre en question un certain nombre de clichés, comme la condamnation générale des passions tristes qui règnent sur le monde ou l’apologie sans réserve de l’indignation. En empruntant des voies moins connues et en s’éloignant du prêt à penser, l’objectif est de prendre la mesure de l’originalité et de la fécondité de la théorie politique spinozienne. Ils’agira ainsi d’ouvrir de nouvelles perspectives concernant l’institution de la liberté commune, la transformation politique, le droit de guerre et le rôle d’affects joyeux, comme la faveur, la reconnaissance, l’amour de la gloire, qui cimentent l’union des corps et des cœurs.

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À partir de 2027

La mort de la réalité par Yorick Secretin

Informations à venir

À venir

À partir de 2027

Narcissisme de la honte par Iris Tinguely

Informations à venir

À venir

ANNÉE 2025 - 2026

Le mercredi de 20h à 21h30 : 4 et 18 février, 4 et 18 mars, 1, 5 et 29 avril, 13 et 27 mai, 10 juin 2026.

L'horreur de savoir - par Yorick Secretin

Dans sa Note italienne, Lacan nous dit que l’humanité n’est pas animée par un désir de savoir, mais bien plutôt par une « horreur de savoir » qui fonde tout sujet d’être de part en part concerné singulièrement par l’inconscient, le sien propre, qui le divise et le cause comme sujet humain, vivant et parlant — animé dès lors par un « n’en rien vouloir savoir » de sa vérité singulière, laquelle se voile, sous couvert d’universel, derrière de belles théories ou conceptions philosophiques du monde.
Ce groupe d’étude théorique se proposera ainsi comme réflexion critique, conceptuelle et historiographique, les effets de l’hypothèse d’existence de l’inconscient singulier — et de l’objet à sa cause — sur la vérité et le savoir, posant ainsi cette question cruciale pour la philosophie : L’existence de l’inconscient singulier, en ce qu’elle fait du sujet un être divisé, traversé par un « savoir insu à lui-même », constitue-t-elle la condition d’impossibilité de la vérité philosophique ? Et, ce faisant, à quel prix un sujet humain peut-il encore dire vrai ?

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De 20h à 21h30, 14.10 / 18.11 / 16.12 / 20.01 / 17.02 / 17.03 / 14.04 / 19.05 / 16.06

La marche du Séminaire XI : systole du retour, diastole de l’inventivité par Karim Barkati

Le Séminaire XI de Jacques Lacan, prononcé en 1964, est tout sauf une simple porte d’entrée. C’est un moment de bascule : systole, contraction d’un long retour à Freud ; diastole, ouverture vers une nouvelle inventivité théorique et politique. Lacan interroge alors les fondements mêmes de la psychanalyse et marque un tournant décisif dans son enseignement. Nous lirons et discuterons les quatre concepts fondamentaux — inconscient, répétition, transfert, pulsion — mais aussi tout ce que ce texte laisse affleurer : praxis analytique, rapport au réel, articulation entre langage et séparation, bouleversement institutionnel. Le Séminaire XI condense et déplace, clôt et inaugure : un texte charnière où le « premier Lacan » s’achève et où le « second » s’invente. Ce groupe d’étude sera un lieu de lecture partagée et d’échanges, attentif à ce moment de rupture autant qu’à ses résonances pour notre présent.

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De 20h à 21h30, 21/10, 09/12, 19/02, 07/04, 15/05, 29/05, 05/06 et 12/06

Le possible et le réel par Luz Ascarate

Il y a ce qui est, le poids du monde, et ce qui pourrait être : ce qui bruisse dans l’imaginaire, les rêves et les luttes. Entre les deux, l’impossible n’est peut-être que le réel en attente de passage.

Ce groupe d’étude théorique explorera les relations entre possible et réel, leurs résonances philosophiques, poétiques, politiques et musicales. Il s’agira d’interroger les puissances de l’imagination, du rêve et de l’utopie dans leur capacité à déplacer les contours du monde.

Ouvert à toutes et tous, il propose un espace de pensée et d’échanges sur les devenirs inattendus et les seuils entre ce qui est et ce qui pourrait être.

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De 19h à 20h30, 07.10 / 04.11 / 10.12 / 27.01 / 10.03 / 05.05 / 02.06

Introduction à la pensée de Simone Weil par Alice Mennesson

Ce groupe d’études théoriques proposera un itinéraire dans la pensée de Simone Weil, des premiers écrits de khâgne à L’Enracinement. Comment approcher une œuvre si diverse dans ses formes et ses objets ? Quel lien entre l’élève d’Alain, la critique du colonialisme, le Journal d’usine, le projet d’infirmières de première ligne et les méditations ultimes sur le malheur et l’amour de Dieu ? À travers quelques textes majeurs, il s’agira de suivre une pensée à la fois engagée dans l’action et tendue vers l’absolu. Weil elle-même écrivait : « Quoiqu’il me soit plusieurs fois arrivé de franchir un seuil, je ne me rappelle pas un moment où j’aie changé de direction ».

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De 20h à 21h15, 16.10 / 04.12 / 18.12 / 15.01 / 19.02 / 19.03 / 16.04 / 21.05 / 18.06

La disparition des arts par Dimitri Ghantous

« L’art est mort », déclare Hegel en 1830 : il n’est plus dépositaire de l’absolu, confié désormais à la philosophie, la science et la politique. Paradoxe : c’est après cette date que naissent nos avant-gardes, de Baudelaire à Duchamp, de Cézanne à Debord. Un siècle et demi plus tard, Sollers diagnostique leur crise et la fin de l’espace marxo-psychanalytique qui les portait.

Aujourd’hui, dans une société où l’art devient divertissement, marchandise ou luxe, la question se repose : disparition ou transformation de sa puissance ? Ce groupe d’étude théorique suivra les échos de la formule de Hegel et ses résonances, de la fin des avant-gardes aux formes contemporaines du spectaculaire et du marché.

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